Le cancer de la prostate

cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est un des cancers les plus fréquents chez l’homme de plus de 50 ans. On peut le guérir uniquement s’il est dépisté de façon précoce, d’où l’intérêt du dépistage.

La prostate, constituée de glande et de muscle, est située juste sous la vessie, en avant du rectum. Elle participe à la fabrication du sperme et est traversée par l’urètre, canal qui sert à l’élimination des urines et à l’expulsion du sperme. La prostate grossit au fil de la vie. Elle a aussi tendance à prendre du volume: on parle d’hypertrophie bénigne de la prostate ou adénome. Celle-ci se manifeste par des symptômes urinaires. Avec l’âge, la prostate peut aussi présenter des cellules cancéreuses. 80% des hommes de plus de 80 ans ont ainsi des cellules tumorales dans la prostate. Si ces cellules ne sont pas détruites par le système immunitaire et se développent au-delà d’un certain stade, on parle de tumeur. Ce cancer évolue lentement dans la plupart des cas (10 à 15 ans) mais il est astymptomatique ( il ne se signale par aucun symptôme) sauf au stade métastatique. C’est pourquoi le dépistage est indispensable pour détecter des tumeurs à un stade précoce et guérissable.

Cancer de la prostate: faites-vous dépister !

Les urologues préconisent le dépistage du cancer de la prostate chez les hommes à partir de 50 ans, dès 45 ans pour les hommes avec un facteur de risque ethnique ou familial (homme d’origine africaine ou antillaise, homme dont un ou plusieurs parents ont été atteints par un cancer de la prostate) et cela jusqu’à l’âge de 75 ans. Ce dépistage à faire chaque année est basé sur un toucher rectal et le dosage du PSA par une prise de sang (antigène spécifique de la prostate). Couplés, ces deux examens augmentent les chances de dépistage de la tumeur à un stade précoce. Dans le cas d’une valeur de PSA au-dessus de la normale ou de son augmentation entre chaque intervalle ou si le toucher rectal détecte une induration, une biopsie est effectuée.

Cancer de la prostate: les traitements

Lorsque le cancer de la prostate est localisé, il est possible de traiter la tumeur par la chirurgie, la radiothérapie, la curiethérapie ( introduction de grains radioactifs dans la prostate) ou des thérapies focales comme l’Hifu (tirs d’ultrasons focalisés destinés à détruire les tissus), la cryothérapie (destruction des cellules par le froid) la photothérapie dynamique ( illumination laser associée à un produit photosensibilisant qui provoque la destruction du tissu prostatique au bout de quelques jours). On ne peut guérir le cancer de la prostate que lorsqu’il est localisé. Une fois passé ce stade, le cancer va continuer à progresser et la stratégie thérapeutique va alors consister à le ralentir et à le contrôler. Au stade métastatique, le traitement est palliatif. Il repose sur des anti-androgènes lorsque le cancer n’est pas hormonorésistant, la chimiothérapie, les « super » anti-androgènes lorsque le cancer est hormonorésistant, les protecteurs osseux. A savoir: face à un diagnostic de cancer de la prostate, il est possible qu’aucun traitement ne soit engagé si la tumeur est localisée, peu agressive et diagnostiquée à un stade précoce. Est alors réalisée une « surveillance active » qui consiste à surveiller la tumeur et à ne la traiter que s’il existe des signes d’évolution. Un dosage du PSA est alors réalisé tous les 3 mois pendant 2 ans puis tous les 6 mois. Un bilan par biopsieest fait un an après le diagnostic puis tous les 2 ou 3 ans. On estime que 15% des patients pourraient bénéficier de ce type de prise en charge.

Apolline Giraudet

Sources: dossier de presse Association Française d’Urologie, journée nationale de la prostate, 2012, Association Française d’Urologie

Lycopene : Puissant antioxydant, réduit le risque d’apparition du cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate
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6 Comments

  1. (suite)
    Si non, quel traitement conviendrait le mieux afin de limiter au maximum les levers nocturnes pour uriner ? (entre 4 et 5 fois/nuit, parfois +) Pour le reste, la vessie se vide bien, le jet est normal, le PSA à 4) Merci pour vos précisions.

    • Bonjour Monsieur,

      Notre traitement naturel Prostacomplex sera très efficace car il réduit tous les symptômes, notamment les problèmes urinaires en décongestionnant les tissus, ce qui permet de régulariser le flux
      En outre il a une activité antibactérienne, anti douleur, et permet de remuscler une vessie devenue trop lâche

      Bien à vous

      Docteur Cyrielle K

  2. Bonjour,
    Dans le cas d’une hypertrophie bénigne de la prostate, peut on associer en traitement
    le Permixon (Palmier de Floride à 320 mg) + pépins de courge + Alfuzosine EG (L.P. 10 mg) ?
    Merci pour votre réponse.

    • Bonjour Monsieur,

      Vous prenez Permixon et Alfuzosine en association prescrite par le médecin ?

      Il n’y a pas de contre- indication à associer pépins de courge

      Bien à vous

      Docteur Cyrielle K

  3. Votre teste est mal rédigé. On peut avoir des troubles prostatiques sans être pour autant atteint d’un cancer de la prostate. Vers 75/80 ans on observe une propension à uriner plus souvent , et à faire quelques gouttes d’urine qui sont fort gênantes pour le bien-être. Pourquoi n’abordez vous pas les symptomes de ces troubles qui sont pourtant dûs à un grossissement bénin de la prostate ?Il doit bien exister des traitements spécifiques ? Merci de vos précisions .

    • Bonjour,

      Le mécanisme exact à l’origine d’un grossissement bénin de la prostate reste encore inconnu. Un déséquilibre hormonal, des phénomènes inflammatoires et auto-immunes sont soupçonnés dans l’apparition de l’adénome prostatique. Au fil des années, la testostérone (hormone du désir sexuel) se transforme plus facilement en dihydrotestostérone (dérivé actif de la testostérone). Appelée également « testostérone de la vieillesse », la dihydrotestostérone stimule la croissance excessive de la prostate, cause la dépression et accélère la chute des cheveux. Il s’avère également que beaucoup d’hommes, lorsqu’ils vieillissent, convertissent trop de testostérone en œstrogènes (hormones féminines). Un taux plus élevé d’œstrogènes contribue à l’augmentation de la taille de la prostate, engendre l’accumulation de graisses abdominales et nuit considérablement à la vigueur sexuelle. Finalement, l’hormone du désir sexuel a la tendance à se lier à certaines protéines sanguines dites « voiturières » (SHBG). Ces dernières, hélas, stimulent d’avantage la croissance démesurée de cellules prostatiques.

      Bien évidemment, vous comprenez que pour pallier aux symptômes gênants liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate il faut agir sur plusieurs axes inter indépendants et complémentaires :

      – s’opposer à la conversion de la testostérone en une molécule nocive à la prostate, la dihydrotestostérone (DHT) ;
      – diminuer la transformation d’androgènes (hormones masculines) en œstrogènes (hormones féminines), ces derniers stimulant la croissance de la prostate ;
      – freiner la fixation de testostérone aux protéines « voiturières » (SHBG) inhibant par cette voie leur activité proliférative ;
      – inhiber l’activité du facteur de croissance des cellules épithéliales de la prostate (EGF) ;
      – limiter l’apparition de phénomènes auto-immuns qui pourraient intervenir dans l’élargissement de la prostate

      Plusieurs solutions naturelles existent. La racine d’ortie, le palmier de Floride, le prunier d’Afrique et le seigle sont utilisés avec succès dans le traitement de l’adénome de la prostate.

      Cordialement,
      Irina
      Biologiste-biochimiste, M.Sc.

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