Nos hormones surrénaliennes nous en disent bien plus qu’on ne le pense sur notre état de santé

Lorsque nous sommes soumis au stress du quotidien, il faut savoir qu’il y a plusieurs formes de stress :

• Le stress positif
• Le stress passager
• Le stress dû à un trauma
• Le stress toxique ,…..

Plus ce stress perdure plus il devient nocif et fragilise notre état de santé dans son ensemble.

Un cortège d’hormones surrénaliennes vont fluctuer au gré des sources de stress quotidiennes et vont finir par se dérégler .
Ces dérèglements nuisent à l’équilibre de notre microbiote mais aussi à l’équilibre psycho-émotionnel et c’est toute l’architecture du cerveau qui en prend un coup !

Nos hormones féminines et masculines en sont affectées et il me semblait utile de revenir sur un point souvent mal abordé et qui prête à conséquence : le rapport cortisol / DHEA
Ce rapport est utilisé à juste titre en médecine fonctionnelle pour évaluer l’état de santé et de fonctionnement de nos surrénales, siège de notre résistance au stress.
Outil également de mesure de l’épuisement autrement nommé burn – out, terme très à la mode et pour preuve, le burn out professionnel mais aussi parental explosent…

La DHEA fut longtemps et certainement considérée dans les années 90 comme une hormone de jouvence ou hormone de la jeunesse et à présent elle perd un peu de son statut de star car en réalité c’est l’équilibre et l’homéostasie des hormones surrénaliennes que l’on recherche pour le bien- être et la vitalité, la recherche de qualité de vie et l’aspect anti -âge très demandé.

Par exemple, dans les cas de syndrome de fatigue chronique, la DHEA peut être anormalement haute et le cortisol libre sanguin et les fractions de cortisol urinaire effondrés ( dans les urines on peut retrouver une excès de cortisone par rapport au cortisol si le foie ne sait pas transformer la cortisone en cortisol ou si le rein transforme trop le cortisol en cortisone moins active).

Le cortisol salivaire est aussi une très belle mesure que j’apprécie particulièrement en l’évaluant au réveil (Cortisol awakening response ), 30 min après, vers 15h et 20h. On peut trouver un cortisol au lever élevé en raison du stress et effondré par la suite, ce qui constitue la signature d’un épuisement important.

Une DHEA trop haute peut engendrer un excès de testostérone chez la femme avec pilosité importante, et peau grasse, perte de cheveux et la conversion en hormones androgènes n’est évidemment pas souhaitable.
Il est intéressant de comprendre, à l’heure où l’on donne à de jeunes femmes des médicaments lourds pour traiter ce genre de problèmes.

Une sur stimulation de l’axe du stress peut mener à ce type de profil où la fatigue est déjà bien installée et où les neurotransmetteurs clés responsables de l’équilibre psycho émotionnel sont déjà très bas.
Cela se confirme souvent avec des taux de Natural Killers ( NK2) bas lors de demandes de typages lymphocytaires.

Le syndrome de fatigue chronique est souvent utilisé comme terme « fourre- tout » avec un diagnostic sur base entre autres de montée des cytokines inflammatoires mais on peut tout de même se baser sur ce rapport cortisol-DHEA afin de mettre en place les stratégies naturelles adéquates et lever les symptômes de fatigue chronique et bien souvent de fibromyalgie qui vont de pair avec un épuisement surrénalo- thyroïdien.

Un ensemble de plantes adaptogènes telles que le rhodiola, ashwaganda, gotu kola, maca et éleuthérocoque associés au zinc et au magnesium, à la CoQ10 peuvent déjà apporter un réel soulagement et regain d’énergie tout en mettant l’accent sur la cohérence cardiaque.

Catherine Godisiabois

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