Et si ce n’était pas que la thyroïde ?

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Force est de constater qu’aujourd’hui, 60 à 80 % des personnes qui reçoivent un traitement de soutien de la thyroïde sont loin de ne plus connaitre de désagréments et quand on leur pose les questions essentielles quant aux symptômes persistants, il est facile d’en déduire que cette petite glande sous forme de papillon est bien loin d’être harmonisée mais aussi …..qu’elle n’est pas la seule responsable de la situation 😉

Pourquoi ?

Parce que rares sont les bons diagnostics complets, éclairés et prenant en considération la TSH, T4 et T3 , reverse T3 et taux de zinc, ferritine, sélénium, iode entre autres mais aussi et surtout parce que les surrénales, petites glandes coiffant nos reins et constituant notre siège de résistance au stress sont aussi à rééquilibrer, et je dirais même avant même de considérer une prise en charge thyroïdienne.

Combien de fois ne voyons nous des personnes en consultation ayant encore tous les symptômes d’hypothyroïdie alors que la thyroïde est soutenue comme il se devrait ( parce que ce n’est pas toujours le cas, bien loin de là !…).
Les hypothyroïdiens diagnostiqués comme tels après un choc émotionnel, un stress chronique persistant, après un événement traumatisant ou stressant comme une grossesse, un accident, une infection ou un traumatisme émotionnel comme un divorce ou le décès d’un être cher devraient être bien soutenus si leur traitement thyroïdien de substitution ne les soulage pas et au contraire, les énerve ou les fatigue davantage…

Ces mêmes patients qui continuent à ressentir une fatigue importante au lever, et encore plus assourdissante après le repas du midi, qui pourraient s’endormir même s’ils ne sont pas dans l’action. Ceux qui sont si sensibles aux bruits, urinent fréquemment et grincent des dents la nuit ou ont la mâchoire serrée. Ceux qui ont des vertiges, ou des troubles de l’oreille interne, de l’hypotension orthostatique et se plaignent de raideurs articulaires, de perte musculaire et de vieillissement précoce. Ceux qui parfois en fin de journée ressentent des symptômes de fébrilité comme un début de grippe tant ils sont fatigués sous la couverture devant le télévision ou un bouquin…

Ne soutenir que la thyroïde revient en réalité à jeter de l’huile sur le feu..

Certes il est parfois difficile de faire la différence entre une fatigue surrénalienne et une hypothyroïdie primaire ou secondaire et c’est là que les normes salivaires, urinaires et sanguines sont précieuses, tout autant que les signes cliniques et réponses aux questionnaires d’évaluation.
Tout doit être pris en considération.

Si on ne soutient que la thyroïde, ne tenant pas compte de l’épuisement des surrénales, la hausse éventuelle du métabolisme risque d’accentuer l’insuffisance surrénalienne.

En soutenant la thyroïde on stimule l’ activité métabolique et les dépenses énergétiques alors que l’organisme essaie de les freiner…
Les mécanismes de survie ont pour but de favoriser une réduction des niveaux de T4 et T3, et non leur augmentation.
Or, les surrénales ont besoin de repos si elles sont fatiguées et stimuler l’activité énergétique et métabolique est une catastrophe, voilà pourquoi soutenir et nourrir ces petites glandes en premier et capital.
Ou tout du moins… en parallèle.

Le conseil de plantes adaptogènes telles que le rhodiola, l’éleuthérocoque , le gotu kola , la maca et l’ashwaganda est avisé et l’on songera également aux minéraux et oligo – élements clés comme le magnésium et le zinc, aux vitamines comme la B5 et la vitamine C.

Certes un soutien thyroïdien va soulager temporairement les symptômes et engendrer un regain temporaire d’énergie dans la plupart des cas et les normes sanguines thyroïdiennes seront optimisées mais … cela ne durera pas !

En fin de compte, l’épuisement va nous rattraper car le soutien thyroïdien seul fatiguera encore davantage nos surrénales.
Cela peut être encore pire bien sûr

Une TSH à 1,7 et une T4 à 16, une T3 trop haute…
On pourrait songer à une hyperthyroïdie mais… DU TOUT, la personne présente les symptômes de fatigue surrénalienne ET d’hypothyroïdie, voilà pourquoi les symptômes sont aussi importants si pas plus que les chiffres, un patient n’étant pas une prise de sang, rappelons le .

Pourquoi donc une T3 haute ? Parce que le cortisol trop bas ( signes et chiffres à l’appui avec un cortisol salivaire au réveil à la limite basse) accentue la conversion de T4 en T3 et on songe ici dès lors à une hypothyroïdie secondaire.

Dans les phases de résistance au stress et de fluctuation du cortisol, cette hormone du stress quand elle monte par pics contrecarre la conversion de T4 en T3 et on a donc des taux de T3 basse, l’ashwaganda est donc la plante idéale , tout en vérifiant les taux de zinc et sélénium dont l’enzyme de conversion la 5 déiodinase ( qui convertit la T4 en T3 au niveau du foie et des reins) dépend.

Les personnes dont on ne soutient que la thyroïde seront incapables de récupérer un bon sommeil, fatiguées et en excès de poids et elles seront en difficulté sans comprendre ce qu’il se passe.

Plus on soutient l’axe surrénalo- thyroïdien, plus ces personnes vont se sentir revivre et enfin reprendre goût à la vie et aux joies du quotidien, et bien souvent le soutien surrénalien seul et par la suite se suffit à lui-même… Tout en apprenant bien évidemment à mieux gérer les sources de stress par la respiration, la cohérence cardiaque et la méditation.

Aussi en fréquentant les personnes qui nous font du bien, en restant au contact de la nature, de la musique, et en ayant davantage de possibilités de mieux nous organiser pour alléger un peu le quotidien, car nous disposons tous du même nombre d’heures …

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