La vie sans plastique

L’ONU vient de lancer un cri d’alarme à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement en initiant une campagne de sensibilisation au nom de beat plastic pollution : combattre la pollution plastique. Nous n’avons pas attendu cette alerte, à titre individuel, la plupart d’entre nous, pour prendre conscience de ce grave problème en faisant des gestes éco-citoyens au quotidien, le plus élémentaire étant le tri de nos ordures et l’utilisation des bacs de collecte sélective, ceux qui sont voués au plastique permettant d’initier son recyclage. Mais les océans de notre pauvre planète sont à l’agonie à cause de l’irresponsabilité des générations précédentes qui les ont transformés en égouts.

  • 8 milliards de tonnes de plastique ont été produits dans le monde depuis 50 ans.
  • 1 million de bouteilles en plastique sont achetées chaque minute dans le monde.
  • 120 tonnes de déchets finissent dans la mer chaque minute dans le monde.
  • Le plastique qui pollue les océans met environ 1000 ans pour se dégrader.

En 1997 fut découvert dans le Nord-Est du Pacifique une gigantesque plaque de déchets plastiques couvrant 3,5 millions de km2, 6 fois la superficie de la France. On surnomma la zone : le 7e continent. La densité du plastique fut évaluée à 750 000 morceaux par km2 et les scientifiques firent cette constatation effrayante : on trouve dans ce milieu marin 6 fois plus de plastique que de plancton ! Cette « soupe » de plastique se retrouve jusqu’à 30 mètres de profondeur et c’est une véritable catastrophe pour la chaîne alimentaire marine. Les petits poissons absorbent ce plastique qui cohabite avec leur plancton nourricier, sont eux-mêmes mangés par de plus gros poissons qui le concentrent … sans parler des oiseaux se nourrissant de poissons et finissant par mourir, le plastique s’accumulant dans leur organisme. On estime que 50 000 albatros meurent chaque année à cause de ça.

Tout au bout de la pyramide alimentaire il y a les hommes. Pendant son vieillissement en milieu marin le plastique relargue dans l’eau les composés chimiques qui ont été incorporés comme additifs lors de sa fabrication. Ces molécules chimiques sont elles-mêmes ingérées par les poissons et nous les retrouvons dans notre assiette lorsque nous mangeons nous-même ces poissons qui ont été contaminés. Pour prendre un seul exemple, le polystyrène expansé se décompose en libérant du BISPHENOL A qui est un perturbateur endocrinien affectant le pancréas et la thyroïde tout en générant un risque accru de risque de cancer du sein chez la femme, de la prostate chez l’homme.

Quelques gestes pour réduire notre empreinte plastique

  • N’achetons plus d’eau minérale en bouteille plastique. Buvons l’eau du robinet.
  • N’utilisons plus jamais de sac en plastique, même si on nous en propose un dans une boutique.
  • N’achetons plus de boîtes en plastique, de couverts en plastique, de gobelets en plastique …
  • Faisons en sorte que nos enfants ne boivent plus avec des pailles en plastique.
  • N’utilisons plus de coton tiges en plastique, il en existe en bâtonnets de bois, coton bio.
  • Achetons dans la mesure du possible le maximum de produits alimentaires en vrac.
  • Bien évidemment, trions nos déchets, utilisons les bacs de collecte sélective.
  • Impliquons-nous dans des actions citoyennes de nettoyage des plages, des lacs, des rivières …

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